Bien le bonjour.
Samedi après midi, en rentrant des courses, je trouve dans ma boîte aux lettres un recommandé. Bien que n’ayant rien à me reprocher je me sens quand même un peu dans la peau d’un ministre sur lequel Mediapart enquête. (je précise au lectorat je possède bien un deuxième compte, mais chez l’Écureuil, en Ardèche, avoues qu’on a fait mieux pour planquer ses noisettes).
Bref, me voilà quand même toute chiffonnée, j’investigue dans mon entourage proche et virtuel. Dieu et tous ses seins soient loués, il s’agit d’un paquet cadeau. Je respire, appelle ma mère en Ardèche, lui confirme de ne pas retirer tout de suite les 156.58€ du compte, pour cette fois ci je suis peinarde.
Lundi matin, telle Perrette et son pot de lait, je m’en allai toute guillerette dans la campagne urbaine afin d’aller chercher mon colis.
A ce stade de l’histoire je te rassure tout de suite, quand je pars en immersion à La Poste je ne suis jamais sans victuailles. Tout est là : bouteille d’eau, sandwich, bonbons, mouchoirs en papier…je suis parée.
Un gentil monsieur à l’accueil me dirige vers le bon guichet. Le seul. Enfin je veux dire le seul où tu peux retirer/déposer lettres et colis. Je patiente 10 minutes dans la file d’attente. C’est mon tour, la gentille guichetière va farfouiller dans ses caisses. Je ne vois que son dos mais je sens la peur et l’angoisse qui l’étreignent. Oui je vois ça rien qu’en scrutant son dos, je suis mentaliste du dos. Je la vois recommencer ses fouilles…1 caisse…2 caisses…ses épaules s’affaissent. Elle sent bien le grondement de la foule qui s’agglutine derrière moi. Elle revient m’affronter, trifouille dans son PC, regarde mon avis de passage pour la 12ème fois.
Elle siffle une collègue, lui demande de stopper sa pause café (c’est 9h35) pour ouvrir un guichet. Elle ferme le sien et dirige la foule vers le guichet de la collègue. Elle retourne voir ses caisses une deuxième fois, moi je n’y crois plus, adieu veau vache cochon couvée.
Elle revient, bredouille et bredouillante avec un papier sur lequel elle me demande de noter mon numéro de téléphone pour m’appeler dès qu’elle le retrouve. Je précise que je ne l’ai pas mordue, ni agressée. Non. Je lui ai juste demandé si la factrice me mènerait le colis à domicile, histoire que je perde pas une heure de plus en trajets qui n’ont d’urbains que le nom.
(Non, la poste ne livre pas une deuxième fois)
La journée passe.
♪ ♫ ♩ ♬ ♪ ♫ ♩ ♬ (<— journée qui passe)
Pas de coup de fil.
Le lendemain matin Brendon chope la factrice qui se rappelle très bien du recommandé et avoue avoir hésité à signer pour nous et nous le coller dans la boite. (elle nous connait, elle est sympa, elle aurait pu le faire mais elle a peur des vols).
Je retourne dans l’après midi à la Poste, cette fois ci je suis accompagnée de mon fidèle Dagobert : Brendon, prêt à en découdre.
Pas de bol, cette fois ci c’est grève nationale, nous nous excusons auprès de notre aimable clientèle mais les retraits d’argent sont impossibles aujourd’hui (je m’en fous je suis à la caisse d’épargne je t’ai déjà dit plus haut. Et moi l’argent je le retire pas je le planque).
Par chance, un (1) guichet est ouvert et un monsieur nous renseigne fort peu aimablement (il est d’astreinte tu comprends, ça lui fout les glandes, c’est pas comme s’il avait la chance d’avoir un boulot). Et trouve mon paquet. Au passage on se fait un peu jeter parce que sur le récépissé c’est indiqué LETTRE et que c’est un colis alors ma brave dame c’est pas stocké dans la même caisse, faudrait voir un peu surveiller les gens qui vous envoient des cadeaux. Et là je dis : quid de la pièce d’identité? Rien. Que dalle. Peau de zob. J’aurais tout aussi bien pu trouver l’avis de passage par terre, dans la cage d’escalier et me pointer la tronche en gâteau d’anniversaire à la Poste on m’aurait tendu le Précieux sans moufter et sans vérifier.
Pour info c’était du thé, délicieux, du Mariage Frères, oui je suis gâtée que veux tu je suis Blogueuse.
Poutous
Brenda











