Unde e toaleta?*

Bien le bonjour.

Une fois j’ai dit que je n’aurais sans doute jamais de copine/maman à l’école de Brendon Jr., je ne suis pas très sociable et parfaitement imbuvable.

Jusqu’ici tout allait bien.

L’école de mon fils est située à mi-chemin entre un quartier popu et melting pot et un quartier de trous du cul coincés (le mien donc) (je vis au dessus de mes moyens). Sa classe est un joyeux mélange de Jade et de Yassine, têtes blondes et têtes ambrées, c’est beau comme une pub Benetton.

Et dans sa classe il y a une petite fille, mignonne et mutique, d’origine roumaine.

Sa maman donc, roumaine pour de vrai, figure toi qu’elle m’a choisie pour copine.

Avoue que c’est pas de bol quand même.

Tout a commencé sur un banc, pas très loin de l’école où je me réfugie pour éviter les corvées d’attente devant la grille. Elle m’a harponnée. C’est de ma faute aussi, un jour j’ai fait accompagnatrice lors d’une sortie scolaire et je lui ai rendu sa fille à la sortie de l’école. Elle a du prendre ça pour un encouragement. J’en déduis donc que je ne dois pas avoir l’air si hargneux que ça (faut dire que ce jour là j’avais pas mis mon masque de tête de noeud).

(Ouh! Ca fait peur!)

Elle m’a fait rire en parlant avec le sourire des problèmes de son fils ainé qui, entre autres, refuse de faire popo (elle m’a dit qu’elle lui mettait un bout de savon taillé en forme de suppo “à la cul” pour qu’il aille) (elle est drôle tu vois) (moi dès qu’on me parle pipi/caca je suis bon public).

Depuis, dès qu’elle me voit elle accourt (elle est plutôt du genre farouche normalement) (faut dire que certaines mamans regardent d’un sale oeil cette petite bonne femme pieds nus dans ses tongs été comme hiver, tout en serrant un peu plus leurs sacs contre elles) (je devrais faire gaffe au mien tu penses?)

Elle doit se sentir à l’aise puisque malgré son accent qui parle pas très bien la france je comprends tout, je l’encourage dans ses recherches de formation (elle est maman au foyer, son mari vole des bagnoles) (rho…décontracte toi du string, n’appelle pas la Halde tout de suite, j’ai pas fini d’être con).

Ca va, ça reste une discussion devant l’école, on n’est pas intimes au point de partager des doubitchous ou du kloug devant un café. Et elle est trop mal habillée pour qu’on soit vraiment copines. J’ai un standing de trou du cul à respecter.

Brenda (constipée)

*Où sont les toilettes?

La liberté du nichon


Jeudi matin, alors que je me réjouissais de faire une descente en librairie afin de renouveler mon stock de livres qui commence à diminuer, j’ai croisé mon ancienne sage femme dans la rue.

Pour situer cette dame, elle m’a suivie tout le long de ma grossesse (un peu difficile). Elle était jeune et sympathique, nous n’avons pas tardé à devenir copines (elle a essuyé mes larmes un nombre considérable de fois) et nous tutoyer. C’est elle que j’ai appelé après Brendon (parti chercher des pizzas) pour lui dire que je partais accoucher, elle avant ma soeur ou ma mère.

Je suis restée près de 3 mois couchée avec pour ordre de ne me lever que pour aller pisser (souvent donc quand t’es enceinte). Elle venait donc 2 à 3 fois par semaine me faire un monitoring et me dispenser quelques cours de préparation à l’accouchement.

Dont l’allaitement.

Je n’étais pas très pour, je suis pudique, pas très attirée par la chose, mais sachant d’avance que j’allais donner naissance à un petit prématuré j’ai cédé sous la pression sociale (dingue le nombre de formulaires et de plaquettes informatives que tu reçois quand tu es en gestation) et familiale et décidé de lui donner le sein pour qu’il soit fort et bien nourri (alors que c’est bien connu le lait maternisé c’est de la merde).

Le petit né à 8 mois (2.6kgs), je l’ai mis au sein avec difficulté. Il ne voulait pas téter, à la maternité on me pressait les seins pour que sortent 3 gouttes de lait et je me suis retrouvée à la maison en larmes, avec un nourrisson que je ne comprenais pas, que je n’arrivais pas à nourrir et qui pleurait beaucoup (de faim sans doute) (entre autres).

Cette sage femme me suivait à la maison après la naissance pour contrôler le poids du bébé et mon périnée (il va bien merci, Brendon et moi avons des rapports sexuels épanouis) (et bruyants).

Au bout de 15 jours, lasse de réveiller mon bébé toutes les 2h pour tenter de le faire téter (en vain) (oh! je sais toi l’allaitante épanouie tu vas me dire que le sein n’était pas assez stimulé, la montée de lait pas arrivée, qu’on n’a rien sans rien…), de me presser les seins pour que sortent quelques gouttes de ce précieux liquide, je lui ai annoncé mon intention de tout arrêter et de passer au biberon. Elle m’a fait une ordonnance avec un rictus et est partie sans presque un regard, après 3 mois de complicité. Pas une seconde elle ne s’est demandé ce que j’avais dans la tête, ce qui était bien pour mon enfant et pour moi, comment je vivais tout ça, ce que ça me faisait de voir mon amie avec son bébé et des seins qui débordaient de lait. Elle n’a vu que le fait que je ne voulais plus allaiter.

Mon petit est passé au biberon, a mangé à sa faim (j’ai appelé toute la famille le jour où il a fait 3 kilos en hululant de joie), j’ai repris la clope et bu du champagne, détendue du string enfin.

Et jeudi, dans la rue, alors que j’amorçais un (petit) sourire quand je l’ai reconnue, elle m’a ignorée purement et simplement. Elle a détourné le regard, alors qu’elle aurait pu s’arrêter, me demander des nouvelles de mon fils, ce que je devenais.

Connasse.

Alors je voudrais juste dire que chacune fait comme elle veut en ce bas monde, et surtout comme elle peut.

Tu veux allaiter, libre à toi, tu ne veux pas ou ne peux pas, libre à toi. Seulement n’empiète pas sur la liberté de penser et de faire de chacune.

Je conspue les intégristes en tout genre (des 2 bords, allaitantes et biberonnantes, faut pas croire y en a des 2 côtés) (bien qu’à ce jour j’ai rarement entendu une biberonnante faisant la morale à une allaitante sur son choix) (que celle qui n’est pas d’accord me jette ses coussinets d’allaitement) (ça fera moins mal qu’un tire-lait), celles qui croient détenir la vérité ultime, celles qui pensent savoir mieux que toi ce qui est bien pour l’enfant.

Le mieux c’est une mère qui va bien, le mieux c’est un enfant qui est nourri, le mieux c’est une mère épanouie et un enfant aimé.

Et toi sage femme, dont le métier, la vocation, est d’aimer les mères et les enfants je te merde pour ce comportement.

Brenda

Fais pas çi, Fais pas ça (de quoi je me mêle)

Samedi matin, donc, au lieu de faire la grasse matinée (jusqu’à au moins 7h30), de glander sur le net YouPorn, de me gratter les fesses sur mon canapé devant le replay de secret story ou tout un tas d’autres choses plus intéressantes les unes que les autres, j’ai eu école.

Plus exactement j’ai eu réunion de parents d’élèves. Je ne te cache pas que la présence des enfants n’étant pas souhaitée (tu m’étonnes, ils se les fadent déjà toute la semaine…) je m’étais promis de zapper cette réunion au vilain prétexte que j’avais mon fils sur le dos ce matin là (et personne pour le garder) (je n’allais tout de même pas le confier à Pamela qui à 8h du matin cuve encore sa vodka de la veille, laggle en slash et les cheveux comme le paillasson de Lady Gaga).

Seulement la maîtresse m’a chopée sur le pas de la classe à la sortie de 16h30 la veille au soir.

Ok je viens je lui dis, mais (je te préviens) je viens avec Brendon Jr, j’ai personne pour le garder (ma copine cuve brôôôô (pardon)), mon mari a piscine tout ça…

Et voilà pourquoi j’étais à l’école 9h27 tapantes, les yeux en trou de pine (la faute à Youporn), une tâche de nutella sur le t shirt, la clope au bec, de quoi faire une excellente impression devant les autres mamans (la clope devant l’école ça en jette je trouve, y a toujours une connasse qui te regarde d’un sale oeil).

Et la réunion a duré 2h (oui) durant lesquelles on a appris les choses que nos petits allaient faire durant l’année (le musée à 4 ans c’est chouette) (je ne blague pas là, je dis ça pour Kévina qui parfois a du mal à suivre), en sirotant du thé et des petits biscuits fins.

C’était bien.

J’ai ainsi pu faire la connaissance (toute relative puisque je suis restée au fond de la classe à surveiller Brendon Jr qui lorgnait sur le PC de la maitresse histoire de voir s’il ne pouvait pas se connecter à poisson rouge) des mamans que je vais être amenée à croiser durant l’année.

Et y a du lourd.

Entre la je sais tout puisque mes aînés ont déjà eu cette maîtresse les années précédentes et qui la ramène sans arrêt, la je sais tout puisque moi médéme je suis atsem dans une autre école et on me la fait pas à moi, le geignard (oui il y a des hommes aussi) qui pleurniche parce que son gamin il fait pas dodo à l’école et que le soir à 17h il est rincé, la chichi pompon qui a toujours peur que son gosse ait mal, froid, caca, prenne une baffe à la récré, …je sens que je vais avoir du mal à me faire une copine moi.

(ah mais c’est vrai on me signale dans l’oreillette que je ne veux pas être copine avec une maman de l’école).

Je te sens comme qui dirait une vocation de Déléguée de Parents d’Elèves, toi ^^

Brenda

*Notes de Pamela Zubrowka

Dans ton popotin le téléphone portable

Ami(e)s des volatiles bien le bonjour.

Je m’en vais te narrer une aventure(tte) qui vient de m’arriver. Mon fils voulant toujours jouer avec mon portable je suis parfois obligée de le cacher dans des endroits particuliers. Ce matin donc, me trouvant dépourvue d’étagères, placards, frigo… à proximité, je me suis donc vue dans l’obligation de le cacher dans ma culotte.

Et je l’avais oublié (on est peu de choses). Jusqu’à ce que j’aille faire pipi.

Il aurait pu tomber dans la cuvette. Mais non.

Il s’est coincé dans le tissu de ma culotte et de mon sarouel et c’est en remontant la dite culotte que j’ai senti un drôle de truc dans les fesses.

Le portable donc.

Heureusement que je suis douce et délicate j’aurais pu me faire mal en me rhabillant prestement. Et me retrouver aux urgences avec un objet non conventionné dans le fondement.

Dans ton cul le portable.

Brenda