J’aime pas les vieilles.

Gens,

Faut que je te dise :

J’aime pas les vieilles.

D’abord, elles puent.

Je sais pas si c’est la bouffe, les hormones ou quoi, mais elles daubent, c’est un fait que tu peux pas nier. Elles puent l’eau de toilette Mont St Michel (et les mouettes qui gravitent autour), le gant de toilette daté au carbone 14, la naphtaline ou tout ça à la fois.

Pis elles sont sapées comme des épouvantails. Phénomène que je ne m’explique pas. Tu commences à péter ta CB chez les 3 Helvètes, voire même chez Dizigoual (enfin, si tu es une femme bien comme il faut), et un jour de faiblesse, pouf ! tu commandes une “robe d’intérieur matelassée”, mauve-merde, chez Daxon. (Y aurait-il un sociologue dans la salle pour nous éclairer sur la question ?)

Pis elles sont chiantes. Elles attendent 17 h 30 du soir que tu sortes du boulot, les mains pleines de gosses, courrier à poster, sacs, clefs, caddie qui roule de traviole, pour aller acheter trois petites barquettes de bouchées au poulet sauce olives - prix au kilo = une transplantation rénale -  pour leur connard de chat. Elles avancent tout dou-ou-ou-cement dans les rayons, elles y passent des plombes, s’arrêtent n’importe quand pour admirer n’importe quoi. On est pas au musée Grévin, non plus…

Pis elles sont vicelardes : elles essaient de te mendier et/ou niquer la place à la caisse, sous prétexte “qu’elles ont que ça”. Que ça à foutre de la journée, surtout… Quand elles font ça, j’ai envie de les escaner avec mon sac en plastique recyclable - respectons la planète toussa - mais généralement je me contente de faire comme si je n’entendais pas leur petite voix chevrotante.

T’façon, si tu les laisses passer, elles auront oublié de faire peser un truc, et le temps qu’elles fassent l’aller-retour, magie-magie, il sera déjà demain matin.

 

Pis elles veulent toujours être devant dans le bus. Stadire là où je me prépare à l’examen de conduite, en tenant la barre et en faisant “pssschiiit” quand il faut ouvrir la porte.

Dans mon quartier, y’a un élevage en plein air. Je sais pas, y’a un truc, elles doivent se reproduire entre elles, y’en a partout.

De temps en temps, je m’en fais une, histoire de loler. Je fais exprès de leur siffler sous le nez la dernière barquette de cat-ron-ron poulet/olives avant de la larguer à la caisse. Je balance des boîtes de lubrifiant hot-hot discrétos dans leur panier. Je lâche des caisses “en pantoufle” et je fume des clopes quand elles s’assoient sur mon banc, au parc.

Wé je sais.

Un jour viendra où ce sera mon tour.

Mais si ça peut te rassurer, moi, je serai pire.

 

Sinon, à part ça…

- Pamelita da Killa -

De la tolérance capillaire…

J’en avais plus qu’assez des poils du dessus de ma tête, amie lecteuse.

Beiges (à fines rayures blanches, comme pour mieux attester que j’atteindrai bientôt la quarantaine rugissante…)

Sauf que je ne fais ni confiance aux keunasses de coiffeuses, ni aux produits genre de chez l’Oréole (parce que ça nique les cheveux et que je ne peux plus me blairer Liliane B. depuis qu’elle a refusé de me coucher sur son testament).

“Oncques, me dis-je, en observant mon ondoyante chevelure dans le miroir, ça crin…”

C’est ainsi que me vint l’idée saugrenue (j’adore ce mot, tu risques de le voir souvent) de me colorier les veuches.

En noir bleuté ou en bleu-noirté, un truc comme ça.

J’ai une chouette grossiste en coiffure pro dans ma provincie. Une vraie perle, à qui j’ai fait déballer tous les nuanciers.

Qui m’a fermement déconseillé de poser des pigments bleus sur mes crins, sous peine d’obtenir du… vert (allons bon).

- Il faut y mettre une proportion de rouge.

- Objection, votre honneur, je veux du bleu et pas du rouge car cela ne me sied pas au teint.

Je sens que l’histoire est mal barrée, un peu.

[...]

Après tergiversations, je repartis, la peur au ventre, avec un tube d’HairGum coloris Plum, un flacon de médium, et une petite boîte contenant une poudre bleutée, destinée à me faire passer, dixit la dame ” du 4 au 6 ” (ou le contraire, chais plus).

Et en prime la promesse d’obtenir les cheveux bleus dont je rêve.

C’est ainsi que mes tifs sont passés du 4 au 6 (ou le contraire, tu m’emmerdes à la fin), soit de beige maird à rousse (ça m’a rappelé la couleur de Larusso et j’ai eu envie de pleurer), et de rousse à blonde vénitienne (curieusement c’était joli, bien que pas du tout raccord à mon teint de fille du Sude).

Appliquage du HairGum. Touillage de la chevelure. Pause de 30 minutas.

Rinçage, séchage, regardage :

WAPUTAING !!!

C’est beau. C’est too much mais c’est beau.

Sous le néon de la salle de bains – allumé – c’est beau.

Sous le soleil, c’est…

comme ça.

Si.

Genre :

ça ne m’a pas bousillé les cheveux, je les trouve même curieusement plus lisses, plus faciles à discipliner. Va comprendre ^^.

Mais tout cela ne va pas sans conséquences sociales, mon amie :  je me fais draguer par la vendeuse fruits et légumes du Casimouth du coin, les clébards m’aboient dessus et les vieilles de mon quartier ont désormais la certitude que je travaille dans un peep-show…

- Pétage de plomb évidemment non sponsorisé –

[Pamelita da Killa]

T’en veux une aile?

Un joli mercredi après-midi, alors qu’elles sont en train de boire du thé (de qualité le thé) dans une provinciale cuisine, Pamela et Brenda, 2 copines sans blog fixe, décident par désoeuvrement pour se marrer d’ouvrir un blog commun.

Nt-nt-nt, tu racontes pas bien, là… (l’écoutez pas, elle a bu…)

Il était une fois, deux folles alliées dans une cuisine de Provincie du Sude, deux blogueuses fort fort influentes donc qui décidèrent de se mettre à quatre pattes pour écrire des couneries sur le trois-double-vé.

Dans ce journal de la petite connerie ordinaire il y aura, ami(e) des volatiles, à boire (<— voyez comme je ne ments point) et à manger, des avis sociologiques de la plus haute importance (mojito/vodka-soda?), des vidéos amateurs,  des invasions de parapharmacies, des ongles vernis, des photos volées (oh!), de la psychologie de Prisunic, des trucs qui servent à rien, des rendez vous philosophiques (enfin presque)… du cul et de la modasserie, des expériences scientifiques so amazing…

Autrement dit, copain ternaute, quel que soit le chemin qui t’a mené ici, tu sais pas où t’as foutu les pieds…

A vous, Cognac-Jay…